Rente de Chamerey

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La ferme du Leuzeu

La ferme du Leuzeu a une histoire particulière et très riche. Ni rente ni château, c'était plutôt une sorte de grand manoir, un relais de chasse, mais possédant aussi des corps de fermes dont celui qui est encore debout. Aujourd'hui sur la commune de Fleurey-sur-Ouche, elle fut jusqu'à la révolution sur la commune d'Urcy.

La hauteur des ruines témoigne de la richesse passée de ce bâtiment aujourd'hui perdu au milieu des bois. On remarque que les planchers hauts du rez-de-chaussée étaient tous réalisés à l'aide de voûtes, alors que les planchers hauts du 1er étage étaient des planchers à la française, dont les poutres étaient peintes. Ces poutres ont été démontées et récupérées par une troupe scoute de Dijon, apparement la 10e, après la dernière guerre. Il ne reste aujourd'hui des traces de peintures que quelques décorations peintes sur la chaux recouvrant les murs porteurs.

La richesse passée de ce bâtiment était dû à ses différents propriétaires successifs. On trouve les premières traces écrites du Leuzeu au XIIIe siècle, mais le bâtiment actuellement en ruine aurait été construit autour de 1659, par Jean de Gastebois. Ensuite plusieurs légendes existent : au XVI et XVIIe siècle, on pense qu'il s'agissait d'un pavillon de chasse, servant même à des rendez-vous galants, voire que Marguerite de Bourgogne y venait avec ses amants. Cependant aucun écrit ne demeure et on ne peut valider sérieusement aucune hypothèse.

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L'histoire la mieux connue de cette ferme remonte à la seconde guerre mondiale. Le 30 juillet 1944 a lieu la bataille du Leuzeu, où le maquis Liberté qui comptait une centaine de résistants a réussi à refouler la milice venue les arrêter. Le maquis venait de recevoir un parachutage d'armes et fort d'une batterie de 36 fusil-mitrailleurs ils ont pu s'opposer aux miliciens. Néanmoins devant les pertes des miliciens ils ont dû quitter le lieu pourtant bien isolé avant d'aller trouver un nouveau terrain dans les bois de Poizot. Un résistant a été tué lors de cette bataille et les résistants blessés furent soignés par une agricultrice de Clémencey, mademoiselle Simonnot. Mais suite à une dénonciation cette dernière fut arrêtée et mourrut en déportation à Ravensbrück.

Aujourd'hui une équipe de volontaires regroupée autour de M. Malfroy, ancien professeur d'histoire, a commencé par nettoyer entièrement les ruines en enlevant la végétation présente et continue à nettoyer, sortir les pierres éboulées et l'on voit petit à petit apparaître les formes des anciens bâtiments.

 

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