Rente de Chamerey

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Une brève histoire de la rente de Chamerey

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Une brève histoire de la rente de Chamerey
XIXe et XXe siècle
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L'histoire de la rente de Chamerey est longue et mouvementée. Voici un bref rappel chronologique et vous pourrez en apprendre plus sur les 25 dernières années en fin de page.

 

 

1285

Première trace écrite de la rente de Chamerey.
On apprend dans une charte de St Etienne que la rente de Chamerey aurait des origines gallo-romaines. Le lieu était connu depuis longtemps sous le nom de Villa Camariacus.

Du XVIe au XVIIIe siècle

Existence d'écrits dans lesquels nous trouvons la liste des propriétaires de 1598 à 1757.
A cette époque la ferme ainsi que les dépendances appartenaient à une famille de propriétaires habitant à Dijon et qui louaient la ferme à des paysans appelés rentiers. Les paysans exploitaient les terres et possédaient des bêtes. On parle alternativement de grange, de métaierie, parfois de rente suivant l'époque et le statut de la ferme. Les forêts environnantes étaient utilisés pour l'exploitation du bois, du charbon et de la chaux.

Concernant les bâtiments c'est à cette époque que le ferme a subit de nombreuses modifications. Dans un premier temps, seules existaient les granges à droite aujourd'hui en ruine ainsi que le bâtiment d'habitation situé en face, mais uniquement sur la moitié droite de ce que l'on connaît aujourd'hui.Dans un second temps un pigeonnier a été construit à l'entrée à gauche.

On remarque sur ce dessin établi en 1647 le grand mur percé d'une porte cochère, surmontée de créneaux. Sur la gauche la présence du pigeonnier et sur la droite les bâtiments aujourd'hui en ruine. Les bâtiments d'habitations au fond étaient beaucoup plus petits qu'aujourd'hui. Certains indices de construction nous permettent aussi de dire que la charpente située au-dessus du dortoir était plus basse que celle que nous connaissons actuellement, et cette hypothèse se vérifie aussi sur le dessin ci-dessus.
Enfin à la fin du 18ème siècle l'ensemble du bâtiment de gauche a été construit, en partant du pigeonnier situé à l'entrée pour aller jusqu'au bâtiment d'habitation. C'est ce bâtiment qui est aujourd'hui composé de l'ancienne bergerie ainsi que de la grange.

 


XIXe siècle

On apprend dans une revue d'histoire du diocèse de Dijon publiée à la fin du XIXe siècle que l'abbaye de Flavigny possédait des dépendances au-dessus de Fixin et que des vignes y étaient plantées. L'auteur pense qu'il s'agirait de Chamerey. N'ayant pas plus d'information sur cette période d'après révolution on peut penser que cette hypothèse est valable. Néanmoins l'époque troublée peut mettre en doute d'abord le fait que l'abbaye possèdait encore des terres à plus de 60 km et l'idée de vignes à Chamerey est discutable.

 

XXe siècle

Au début du 20ème siècle la ferme est exploitée par des paysans. On trouve entre autre la famille Devaux puis leurs cousins les Castella, jusqu'à la seconde guerre.

 

Au début des années 60 la ferme est abandonnée et un corps entier de bâtiment est détruit : raison officielle il devenait dangereux.

Sur la photo ci-contre prise en 1930 on peut voir monsieur Devaux et ses chevaux devant l'écurie, située dans l'actuel bâtiment en ruines.

 

 

 

Ci-dessous une vue plus large prise en 1968 avant la démolition du bâtiment de droite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


En 1981 deux frères commencent à s'y intéresser et finissent par racheter la ferme au propriétaire habitant alors Fixin.

C'est en 1982 que la ferme est rachetée par Dominique et Anne-Marie LALIRE, et François et Claude LALIRE. Ils fondent avec plusieurs amis, et de la famille l'association "Les Amis de Chamerey" qui assure la gestion et la réhabilitation de la ferme.

Les premiers travaux à Chamerey ont lieu le 11 novembre 1981.

 

 

 

 

 

 

 

 

En quelques années la rente passe du statut de ferme en ruine au statut de refuge pour randonneurs et continue d'être réhabilitée petit à petit grâce à tous les bénévoles, membres ou proches de l'association, venu donner leur temps quelques heures, quelques jours, une semaine ou plus...
Actifs ou retraités, maçons, couvreurs, plombiers, électriciens ou peintres, jardiniers ou réparateurs mécaniciens, c'est grâce aux petites mains que Chamerey a retrouvé une autre vie.

Avec les dernières finitions réalisées par des entreprises et les travaux d'électrification en 2002 elle devient alors la rente telle que nous la connaissons aujourd'hui avec plus de 1000 nuitées par an.